Congrès de Projet Montréal : Des élus gêné·e·s par les militant·e·s pour le 15$/h

Une douzaine de militant·e·s issu·e·s de la campagne 15plus.org d’Alternative socialiste et des comités d’action pour le 15$/h ont interpellé les membres de Projet Montréal rassemblé.e.s en congrès le 29 avril. Rassemblé.e.s devant l’entrée, les militant.e.s ont dénoncé le recul du parti sur la question du salaire minimum à 15$/h.

Visiblement irrité·e·s par les militant·e·s, les responsables de l’organisation du congrès ont fait appel aux agents de sécurité pour évaluer la situation. Des patrouilles policières ont également eu les militant.e.s à l’œil. Les militant.e.s ont dû s’en tenir à passer leurs tracts hors du bâtiment du congrès, par le temps pluvieux. Plusieurs congressistes ont d’ailleurs manifesté leur indignation face à cette mise à l’écart. « Vous devriez avoir votre table à l’intérieur! », ont lancé plusieurs personnes aux militant·e·s.

Gêne chez des élu·e·s

Certain·e·s élu·e·s ont bien pris soin d’éviter cette action pour le 15$/h. C’est notamment le cas de la mairesse d’arrondissement Giuliana Fumagali et de sa conseillère Rosannie Filato. Ces dernières ont pourtant donné leur appui à la campagne pour le 15$/h lors de leur visite au Comité d’action de Côté-des-Neiges pour le 15$/h durant la dernière campagne électorale.

Même évitement du côté du conseiller de Verdun, Luc Gagnon. Ce dernier a pourtant rencontré plusieurs fois les membres du Comité d’action du Sud-Ouest pour le 15$/h. Il s’est vu contraint d’appuyer du bout des lèvres la revendication du 15$/h après son adoption dans la plateforme de Projet Montréal. Les différentes positions sur le 15$/h contenues dans la plateforme ont d’ailleurs été proposées par des militant·e·s de la campagne 15plus.org.

La mairesse Valérie Plante et d’autres conseillers et conseillères ont bâti un certain capital politique sur l’enjeu du 15$/h durant les dernières élections. Lors du congrès, plusieurs membres de Projet Montréal sont intervenu·e·s pour rappeler l’engagement de la mairesse Plante en faveur du 15$/h minimum pour les employé·e·s et sous-traitants de la ville.

Certain·e·s élu·e·s ont répondu laconiquement que cet enjeu était toujours sur la table. Aucun détail ni garantie sur l’étude du 15$/h minimum en commission n’ont été donné, encore moins sur l’échéance de l’implantation du 15$/h.

La plupart des congressistes étaient sensibles aux demandes des militant·e·s.

Revendications

Les membres de la campagne 15plus.org et des comités d’actions de quartiers demandent que de manière la plus rapide possible, l’administration Plante :

● adopte et annonce un échéancier d’implantation du 15$/h;
● fasse pression sur le gouvernement du Québec et les futur·e·s élu·e·s provinciaux pour l’adoption du 15$/h minimum à l’échelle du Québec;
● charge la commission sur le développement social et celle sur le développement économique d’étudier la question du 15$/h.

Les membres d’Alternative socialiste et de la campagne 15plus.org vont continuer de faire pression sur Projet Montréal pour défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses à bas salaire de Montréal. Ces personnes ont besoin d’une hausse du salaire minimum immédiatement. Le loyer et l’épicerie doivent se payer maintenant, pas en 2022.

Les travailleurs et travailleuses ont besoin d’élu·e·s qui défendent leurs intérêts, pas ceux des patrons et des banquiers. Notre classe sociale a besoin de s’emparer du pouvoir pour faire tomber le système capitaliste actuel basé sur la reproduction des inégalités. C’est la lutte pour des politiques socialistes qui nous permettra de bâtir une société où les besoins de tout le monde seront comblés.

26 Avril : Grève générale en Catalogne : Action de solidarité

À bas la répression en Catalogne!

Solidarité avec la grève étudiante catalane du 26 avril!

Montréal, 17 avril 2018 – Une action de visibilité en solidarité avec les étudiant-e-s de Catalogne en grève se tiendra le 26 avril à 18h devant le Consulat général d’Espagne à Montréal, situé au 1200, av. McGill College.

La Catalogne vit actuellement un authentique état d’exception franquiste dans lequel la souveraineté populaire a été supprimée par l’action du gouvernement de l’Espagne ainsi que par celle d’un appareil d’État hérité de la dictature.

Face à la nouvelle vague de répression de ce printemps, le Sindicat d’Estudiants (Syndicat des étudiants catalan) appelle tous les étudiants et les étudiantes de Catalogne ainsi que les organisations enseignantes et de parents d’élèves à déclencher une grève générale le 26 avril 2018.

Avec eux, nous réclamons :

– la fin de l’application de l’article 155 de la Constitution espagnole de 1978;

– le rétablissement des droits démocratiques supprimés en Catalogne;

– l’abandon des procédures judiciaires et de la criminalisation des personnes et des organisations soutenant l’idée d’une République catalane;

– la liberté de tous les prisonniers politiques.

Ici comme en Catalogne, ne nous laissons pas bâillonner par ceux qui coupent nos services publics, qui pratiquent la corruption et qui nous condamnent à la précarité et au chômage! Ici comme en Catalogne, le capitalisme fédéraliste n’est pas compatible avec la démocratie!

Organisé par Alternative socialiste et Étudiant-e-s socialistes UQAM (organisations sœurs au Québec de Izquierda Revolucionaira et de Sindicat d’Estudiants).

Contact : Julien D., info@alternativesocialiste.org, 514-764-4193

1er Mai anticapitaliste

Hier comme aujourd’hui, ils sont riches parce qu’on est pauvres.

Les maîtres financiers de l’Occident et sept de leurs pantins politiques
se rencontrent cette année à la Malbaie. Ils vont se battre pour
continuer l’exploitation des pays du Sud et le pillage des ressources
naturelles. Le G7 sera un beau cirque, financé à même notre
exploitation. Financé par ceux et celles qui s’échinent au travail, par
les coupes dans nos programmes sociaux, dans l’éducation, dans la santé,
dans la dignité humaine. Un cirque qui encouragera le travail gratuit
fourni par nos stages non rémunérés, qui supportera les profits
faramineux des promoteurs immobiliers qui nous chassent de nos
quartiers, qui fera la promotion d’un statu quo immoral. Impérialisme et
colonialisme seront célébrés, aux dépens de ceux et celles qui
produisent la majorité de la richesse.

Mais il n’est pas trop tard pour les faire reculer. On ne peut cesser de
rêver à un monde meilleur. Il y aura de l’espoir tant qu’il y aura des
personnes qui rêvent de solidarité entre tous les peuples. Notre devoir
est d’étouffer les flammes de la haine, et de porter ce rêve à toutes et
à tous. Car face au désespoir, il peut être facile de se tourner les uns
et les unes, contre les autres. Après tout, nos voisines et voisins sont
plus faciles à atteindre que nos exploiteurs.

Cette facilité est exploitée par des « cheufs » sans scrupules qui
profitent des divisions créées entre nous touTEs pour s’enfuir avec le
magot. On publie des fake news pour se faire du capital politique sur le
dos des personnes migrantes, en cachant l’exploitation éhontée qui se
fait à l’étranger par les compagnies québécoises et canadiennes. On fait
des déclarations ronflantes pour les droits des peuples autochtones,
mais personne ne s’offusque quand ceux-ci se font assassiner en plein
jour par des racistes notoires. On déchire sa chemise pour la liberté
d’expression lorsque des gens tentent de dénoncer ce qui sont
essentiellement des appels au génocide. On relaie des ramassis de
mensonges écrits par une extrême droite qui se présente avec un sourire,
mais cache son fusil d’assaut.

Ils sont riches parce qu’on est pauvres. Il y a deux ans, 130 personnes
possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population
mondiale. L’année dernière, cette richesse était entre les mains de 85
personnes. Cette année, ils ne sont plus que cinquante. Cinquante
misanthropes, isolés, qui essaient de nous rentrer leur vision du monde
dans la gorge. Cinquante contre l’ensemble du monde. Nous sommes
peut-être pauvres, mais nous le sommes ensemble.

Après 132 ans, il y aura, encore et toujours un 1er mai anticapitaliste,
car la justice n’est pas encore de ce monde. Mais à la différence de ses
dirigeants pourris, il sera solidaire.

Le mardi 1er mai 2018, on se rencontre à 18h au coin Sherbrooke et
Amherst !

info@clac-montreal.net
https://www.clac-montreal.net/fr/node/703

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Manifestation contre l’austérité et les horreurs du CHUMinc [06-11-2014]

jeudi 6 novembre 2014
12h
Hôpital St-Luc, 1058, rue Saint-Denis (coin René Lévesque et St-Denis), Métro Berri-UQAM
Rassemblement étudiant à 12h dans l’agora de l’UQAM

Le gouvernement libéral a annoncé pour cette année des coupures de 3,2 milliards de dollars ! Comment peut-il prétendre que cela n’affectera pas les services à la population. Rien de plus faux ! À chaque jour, les travailleurs-euses et les citoyen-e-s sont témoins et victimes des effets néfastes de l’austérité.

Couper dans les programmes sociaux, privatiser et tarifer les services publics, imposer « également » tout le monde sans égard au revenu, c’est cela « l’austérité » et la « rigueur ». Et pour ajouter à l’horreur, le gouvernement maintient les cadeaux fiscaux aux personnes les plus riches et aux grosses entreprises.

Pour le CHUM, l’austérité c’est quoi?

• Déshumanisation des soins, coupures de postes qui réduit l’accès aux services, surcharge de travail et plusieurs autres horreurs !

• Selon une étude l’IRIS, les deux CHU’s en PPP entraineront des coûts supplémentaires de plus de 4 milliards de dollars. En plus, se sont des entreprises privés qui vont entretenir à nos frais nos hôpitaux pour les 30 prochains années. Voilà l’héritage malsain de notre ancien ministre de la santé, aujourd’hui Premier sinistre, Philippe Couillard.

– Pour que le nouveau CHUM sert les intérêts des travailleurs-euses et des citoyen-e-s et non pas les compagnies privés !
– Résilions les contrats des CHU’s en PPP!
– Citoyens, travailleurs, étudiants, groupes communautaires! Refusons l’austérité, forgeons la solidarité!