Étudiant-es et salarié-es de l’UQAM, même combat !

Kevin Messang-Blanché et Julien Daigneault

Nous sommes à l’aube d’une époque, selon une toute récente étude d’Oxfam, où un seul et unique pourcent de la population mondiale, le plus riche, détiendrait plus de la moitié de toutes les richesses de la planète. Cette concentration des richesses aux mains d’une élite conduit à un accroissement effroyable des écarts entre les plus aisé-es et les classes populaires.

Cette élite nous arrache aujourd’hui les avantages pour lesquels nos ancêtres se sont battus et pour lesquels certain-es l’ont payé de leur vie. C’est à coup de plans d’austérité affirmés ou dissimulés qu’on nous promet de régler tous nos problèmes. Demandez aux Grec-ques, aux Portugais-es, aux Espagnol-es : cette austérité ne fait que creuser la tombe d’un modèle social déjà mal en point.

À travers le monde entier, les coupes budgétaires font des ravages dans les services publics. En Grèce, des hôpitaux ferment, faute de moyens, laissant des femmes sur le point d’accoucher livrées à elles-mêmes. Dans les universités, des postes de chargé-es de cours, de professeur-es, des cours et des programmes sont supprimés ou non-renouvelés espérant faire des économies sur l’éducation et la jeunesse, l’avenir de nos sociétés.

Coupes à l’UQAM

Le Québec n’est pas épargné. Dans les négociations sur les budgets des universités, un seul mot revient, martelé comme la solution à tous les maux du monde : « économies ». L’administration de l’UQAM a notamment annoncé une réduction salariale de 2% pour ses salarié-es, la suppression de 150 charges d’enseignement jugées « non-rentables » et des coupures dans la recherche. L’objectif est d’atteindre l’équilibre budgétaire en dégageant environ 20 millions de dollars des poches des travailleur-euses. Cette menace s’ajoute à celle de l’éventuelle reprise du Plan directeur immobilier de l’UQAM, une série de construction de nouveaux étages et de déménagements internes entre facultés qui coûtera au moins 35 millions de dollars.

Sans aucune gêne, l’augmentation des frais de scolarité est encore envisagée. On s’en prend directement au portefeuille des étudiant-es qui ont déjà, pour beaucoup, peinent à passer le quinze du mois. Une dernière solution proposée par les tenant-es des restrictions budgétaires seraient d’augmenter le nombre d’étudiant-es par classe, quitte à nuire à l’efficacité de l’enseignement, à l’apprentissage.

L’ensemble de ces mesures aura des effets désastreux sur le court comme le long terme, notamment sur l’emploi et la qualité des formations. Le Syndicat général des professeurs de l’Université de Montréal considère que le non-renouvellement des places de professeur-es « va boucher l’horizon des diplômés au doctorat pour au moins quatre ans ».

Il ne s’agit pas d’un simple combat pour défendre notre place et nos « privilèges » d’étudiant-es. Il ne s’agit pas seulement d’éviter une dangereuse régression du modèle social et éducatif, mais d’une lutte déterminante pour les améliorer dans l’intérêt de la majorité.

S’unir pour vaincre

À l’image des attaques généralisées des élites contre nos conditions de vie, nous devons être de toutes les luttes, de tous les combats. Le Front commun intersyndical du secteur public et parapublic ouvre une fenêtre de contestation sociale historique ce printemps. De nombreux autres secteurs sont déjà sur le pied de guerre (dont les employé-es municipaux et les CÉGEP). Les étudiant-es doivent massivement être de la partie. Il est de notre devoir, pour nous et pour les suivant-es, de défendre nos acquis et d’en gagner d’autres.

Le comité Étudiant-es socialistes vous encourage à défendre les positions suivantes à travers vos actions individuelles et celles de vos associations et syndicats.

Solidarité avec les luttes des salarié-es de l’UQAM !

Mobilisons nos associations étudiantes contre les coupures et les hausses en éducation et partout ailleurs !

Organisons des campagnes jeunesses autour de revendications concrètes :
– Contre la hausse des tarifs de transport en commun ! Pour la gratuité !
– Contre la précarité dans l’emploi ! Pour un salaire minimum de 15$/h ! Pour des stages rémunérés ! Pour l’abolition des dettes étudiantes !
– Contre la hausse des frais de scolarité ! Pour la gratuité scolaire et la cogestion universitaire !

Comme le dit le slogan, « de l’argent il y en a, dans les poches du patronat » ! La rédaction et tou-tes les membres d’Étudiant-es socialistes vous souhaitent un bon semestre de lutte et de militantisme !

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