Mission

Buts et principes du comité Étudiant-e-s socialistes UQÀM
tels qu’adoptés le 13 novembre 2012

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La création du comité Étudiant-e-s socialistes UQÀM (ES-UQÀM) a été officiellement autorisée par le Service à la vie étudiante à la fin de la session d’hiver 2012 (en début septembre 2012). ES-UQAM a été agréé le 29 avril 2014 pour la période allant du 15 février 2014 au 15 février 2016.

Mission

ES-UQÀM est un comité étudiant qui vise à tisser des liens entres les militant-e-s se réclamant du socialisme et du marxisme à l’UQÀM. Il cherche à promouvoir et désenclaver le marxisme révolutionnaire afin d’en permettre la plus large diffusion possible comme outil d’analyse et de lutte. Le comité vise à devenir un lieu de discussion, de formation et de sensibilisation orienté vers l’action politique concrète et commune de ses membres. Ainsi, l’utilisation de la grille d’analyse marxiste par les membres du comité doit leur permettre d’organiser et de participer à des actions sociales et politiques dans l’optique d’influencer le court des événements, d’agir sur les débats politiques actuels.

Objectifs
– Rallier les militant-e-s se réclamant du socialisme et du marxisme à l’UQÀM.
– Promouvoir l’analyse marxiste par la formation et la diffusion d’idées marxistes à l’UQÀM et à l’extérieur.
– Participer et organiser des actions sociales et politiques dans une perspective marxiste à l’UQÀM et à l’extérieur.
– Valoriser les réalisations d’étudiant-e-s, d’équipes de recherche et de professeur-e-s de l’UQÀM faites dans une perspective marxiste.
– Tisser des liens avec les militants des diverses tendances se réclamant du socialisme et du marxisme ainsi qu’avec les militants des différents mouvements sociaux et ouvriers.

Base de principes
Les activités du comité touchent autant les enjeux du monde de l’éducation que ceux des autres sphères de la société. Bien que le comité ait été créé par et pour les étudiant-e-s de l’UQÀM se réclamant du socialisme ou du marxisme (ou voulant en savoir plus à leur sujet), il ouvre ses portes au personnel du campus et aux personnes provenant de l’extérieur. ES-UQÀM accueille comme membres tous les groupes ou individus qui souscrivent à sa base de principes :

1) ES-UQÀM croit en la gratuité scolaire et à la cogestion des universités, c’est-à-dire que ceux et celles qui animent l’université (corps enseignant, étudiant-e-s, travailleurs-euse-s) devraient être majoritaires sur les instances décisionnelles de l’institution.

2) ES-UQÀM n’a pas pour mandat de défendre les « citoyen-ne-s », les « consommateur-trice-s » ou encore la « classe moyenne », mais bien les intérêts des travailleurs et travailleuses, c’est-à-dire ceux et celles qui doivent vendre leur force de travail pour vivre.

3) ES-UQÀM est féministe, s’engage à lutter contre le sexisme et à promouvoir l’égalité des sexes, notamment au sein de ses propres instances. Le comité refuse à ce titre de considérer l’émancipation des femmes comme secondaire par rapport à la lutte des classes, mais la voit plutôt comme une partie intégrante de cette dernière.

4) ES-UQÀM s’oppose à tous types d’oppression ainsi qu’à leurs manifestations sous forme de discriminations basées sur l’ethnicité, la nationalité, la race, le genre, l’orientation sexuelle, les pratiques sexuelles, l’âge, le statut légal, la condition physique ou la spiritualité. Le comité considère que la domination des classes bourgeoises renforce ces formes d’oppressions.

5) ES-UQÀM est internationaliste et s’oppose à tout impérialisme, origine des problèmes d’oppression nationale et de néo-colonialisme d’ici et d’ailleurs. Le comité s’engage à tisser des liens de solidarité avec d’autres organisations semblables dans le monde. Le comité vise à inscrire les enjeux politiques québécois dans l’évolution générale du capitalisme.

6) ES-UQÀM juge que le socialisme ne peut se passer de libertés individuelles. La planification économique, sans le contrôle démocratique des travailleurs et des travailleuses, donne naissance à une société de bureaucrates et de technocrates. Ce type de dictature bureaucratique n’a strictement rien à avoir avec le socialisme tel que vu par les marxistes révolutionnaires. Contrairement aux tenants du libéralisme, les socialistes pensent que la liberté politique sans équité économique est une chimère. C’est seulement lorsque tout le monde vivra dignement que nous pourrons réellement parler de liberté et de démocratie.

7) ES-UQAM considère la question de l’environnement comme étant capitale. Le comité appuie et se joint à toutes les luttes écologistes qui reconnaissent la nécessité de sortir du capitalisme afin de vaincre la tendance au désastre environnemental vers lequel on se dirige à grands pas. Le comité s’oppose aux tenants du «capitalisme vert», cet oxymore qui se résume à légitimer le développement capitaliste dans les bornes de la «saine» exploitation. Parce qu’il est un mode de production orienté uniquement vers la création de profit (plus-value), le capitalisme est fondamentalement incompatible avec le respect de l’équilibre écologique.