Murale Léa Roback

Lancement de la murale hommage à la militante Léa Roback [30-08-2014]

Le comité Étudiant-e-s socialistes UQAM, en collaboration avec Alternative socialiste, vous invite au 5 à 7 de lancement d’une murale hommage à la militante Léa Roback, le samedi 30 août 2014 au Quai des Brumes (4481, rue Saint-Denis).

Le projet de murales hommages du comité y sera présenté ainsi que l’œuvre de Léa Roback, militante syndicale communiste et pionnière du féminisme au Québec. L’artiste présentera son œuvre, Marie-Dominique Lahaise du collectif d’animation urbaine L’Autre Montréal racontera l’histoire et la mémoire de Léa Roback, et Saadatou Abdoulkarim, membre de l’Observatoire Critique sur les Droits Humains des immigrant-es (OCDHI) et du Collectif 8 mars des Femmes de Diverses Origines (FDO), fera le lien entre l’histoire et le présent en discutant des luttes actuelles pour l’organisation des immigrant-e-s.

 

Léa Roback (1903-2000), fille d’immigrants juifs polonais, est l’un des piliers de la grève des ouvrières du textile du boul. St-Laurent de 1937, aussi appelée la grève des midinettes. Les gains réalisés après les trois semaines de grève générale sont alors déterminants dans la lutte pour les droits des travailleuses à Montréal et au Québec. Durant les années 30, Roback s’implique pour la défense des chômeurs avec le médecin communiste Norman Bethune, ouvre la première librairie marxiste à Montréal et participe à l’élection du premier communiste à la Chambre des communes, Fred Rose. Durant les décennies subséquentes, elle s’implique dans le mouvement féministe et antiguerre.

Sa mémoire est perpétuée par le travail de La Fondation Léa-Roback, du centre Léa-Roback de Montréal pour la recherche sur les inégalités sociales de santé ainsi que par la Maison Parent-Roback du Vieux-Montréal. Un documentaire sur sa vie a été réalisé en 1991. Léa Roback a été nommée Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2000.

La murale en cours de finalisation se situe au 4502, rue Saint-Dominique, à l’intersection de la rue Mont-Royal. Cet endroit est situé à mi-chemin entre deux sites historiques clés de la grève des midinettes: le 160, Saint-Viateur Est (l’un des emplacements des grèves de 1937), et le 3575, boul. Saint-Laurent (ancien quartier général de l’Union international des ouvriers du vêtement pour dames).

Dans la même logique que les panneaux historiques des Amis du boul. St-Laurent, la murale hommage vise à mettre de l’avant des personnages et des événements marquants, mais méconnus, de l’histoire populaire de Montréal. Il s’agit de la première œuvre d’un futur parcours de découvertes visuelles militantes à Montréal. Cette murale, réalisée par l’artiste Carlos Oliva, présente un portrait style street art hyperréaliste de la militante sur un fond représentant une circulaire imprimée en trois langues (français, anglais, yiddish) à l’occasion d’une assemblée pour la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses du 1er mai 1930.

La murale hommage à Léa Roback a notamment été réalisée avec le soutien financier de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal dans le cadre de son programme Muralité.